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    December 28

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    August 23

    La finale pour Bord et Buy

    La paire française composée de Gilles Bord et Olivier Buy arbitre la finale féminine de ces Jeux Olympiques. Joli récompense pour couronner et mettre un terme à la carrière internationale des deux arbitres tricolores.

    La Corée en bronze

    Les Coréennes sont allées décrocher la médaille de bronze des JO malgré la déception de la demi-finale perdue face à la Norvège d'un petit but. Les Hongroises, elles, n'ont jamais vraiment existé dans ce dernier carré. Dominées par les Russes, puis par les Asiatiques, elles terminent quatrièmes

    Les Françaises terminent 5e

    Les Françaises prennent leur revanche sur la Chine et terminent 5e

    L’équipe de France féminine a terminé à la cinquième place du tournoi olympique. Les Bleues ont pris leur revanche sur la Chine 31 à 23 après leur défaite au tour préliminaire (21-18). Les filles d’Olivier Krumbholz finissent sur une bonne note.

     Cette fin de compétition pour les Françaises leur laissera sans doute des regrets. La défaite initiale contre la Chine les avait conduites vers un quart de finale difficile contre les championnes du monde russes. Les partenaires de Valérie Nicolas s’étaient inclinées après deux prolongations. Sans un arbitrage défaillant, elles auraient certainement continué l’aventure.

    Autant la défaite contre la Chine avait valu une profonde remise en cause, autant celle contre la Russie aura donné un nouvel élan aux Tricolores. Elles ont enchaîné avec une victoire sur la Roumanie (36-34). Quatre cadres jouaient aujourd’hui leur dernier match sous le maillot bleu : Véronique Pecqueux-Rolland (35 ans), Isabelle Wendling (37 ans), Valérie Nicolas (33 ans) et la capitaine Stéphanie Cano (34 ans). Leurs coéquipières ne voulaient certainement pas les voir partir sur une fausse note.

    Toutes les quatre étaient de l’aventure au Mondial 1999 où elles avaient décroché l’argent. C’est pour une cinquième place aux JO (4e en 2004 et 6e en 2000) qu’elles auront obtenu une dernière victoire. Pour ses adieux, la pivot Véronique Pecqueux-Rolland a réalisé un grand match en inscrivant sept buts. Sophie Herbrecht a réalisé la même performance et confirme qu’elle représente l’avenir de cette équipe. Valérie Nicolas a effectué ses habituels exploits dans les buts. Cette équipe peut finalement être fière de son parcours chinois.

     

    Déclaration :

    Olivier Krumbholz (entraîneur de l’équipe de France) : "Je ressens bien sûr des sentiments mitigés. Je suis content d’avoir bien fini la compétition sur, peut-être, ce qui a été le match le plus maîtrisé : on est parti devant et les Chinoises ne sont jamais revenues. Avec un groupe complètement remanié mais qui a extrêmement bien fonctionné, grâce à certaines joueuses, toutes celles qui sont solides depuis le début comme Valérie (Nicolas). Raphaëlle (Tervel) a fait de grands JO. Elle a été exceptionnelle. C’est bien pour l’avenir, on va sérieusement se pencher sur la question de la faire jouer à l’arrière dans les prochaines années. Elle a été tellement utile, elle arrive à pleine maturité sur ce poste là. En plus, défensivement dans le secteur central, elle est très forte. C’est très bien, ça donne beaucoup de regrets par rapport aux quarts de finale mais bon, c’est comme ça". Stéphanie Cano (capitaine de l’équipe de France) : "Je suis contente d’être en vacances. J’ai essayé de faire de mon mieux et je suis contente de ce que j’ai fait avec le maillot de l’équipe de France. Ce n’était pas ma compétition préférée mais, en tout cas, c’étaient des Jeux où on a essayé d’aller chercher une médaille (...) Toutes les compétitions ont été différentes, celles où même des médailles de bronze ont été chouettes. Il y a surtout des moments vécus avec les gens, avec l’équipe. Ce n’est pas que la compétition. C’est ce qui s’est partagé à l’intérieur (...) Il me tarde de voir la suite. J’ai envie de faire plein de choses. J’ai d’autres objectifs. Je suis contente de ce que j’ai fait. Même si ce n’était pas tout le temps génial, je pense que j’ai fait de mon mieux".
       
    Valérie Nicolas (gardienne de l’équipe de France) : "Un nouveau défi m’attend. C’est bien aussi d’aider une équipe à se reconstruire, à revenir au plus haut niveau. L’ASPTT Nice (son prochain club, ndlr) est actuellement en N2. Certes, c’est la 4e division mais ils ont des ambitions, ils étaient dans le passé en 1re division. Si je peux les aider à monter, ça me ferait plaisir, je ne l’ai jamais fait".

    August 22

    La Norvège dans la douleur, comme la Russie


    Dans la première demi-finale, les Norvégiennes ont arraché leur place en finale en battant la Corée du Sud (29-28). Les championnes d’Europe et vice-championnes du monde ont eu bien du mal à se défaire des Coréennes, emmenées par une prolifique Moon Pilhee (9 buts) pour retourner en finale olympique, comme en 1988 et en 1992.
    Dans la deuxième demi-finale, les Russes, qui avaient sorti au tour précédent les Françaises, son parvenues à s’imposer (22-20) face à la Hongrie. Les championnes du monde en titre se retrouveront donc, encore une fois, contre les Norvégiennes qu’elles avaient dominées au Mondial. Après l’Euro-2006, remporté par la Norvège, et le Mondial-2007, gagné par la Russie, c’est la troisième finale consécutive dans un tournoi majeur. Comme contre les Bleues, Bliznova a été le fer de lance le plus prolifique de la Russie, en inscrivant 7 buts dans la rencontre.
    August 21

    Les Françaises au bout du suspense

    Les Bleues ont battu la Roumanie 36-34 après une nouvelle double prolongation. Elles affronteront la Chine pour la cinquième place des JO.

    Décidément, ces filles là n’aiment pas la facilité. Même quand il n’y a plus d’enjeu ou presque. "C’était très dur aujourd’hui même s’il n’y avait pas d’enjeu, reconnu Véronique Pecqueux-Rolland. L’enjeu, c’était d’être déterminées toutes ensemble. Toutes les filles étaient dedans. ça fait plaisir

    Face à des Roumaines qui les avaient battu 34-26 en match de poule, les Françaises démarraient tambour battant pour une avance de quatre buts (5-1, 8e). On pensait alors assister à une balade. Mais, les Bleues tombaient dans leurs travers offensifs et défenses. Trop de fautes et d’imprécisions. Du coup, les Roumaines revenaient dans le match pour passer devant à la mi-temps (13-12). Comme un mauvais souvenir car, lors du dernier Mondial organisé en France, en décembre, ces mêmes Roumaines avaient éliminé les Françaises en quarts de finale alors que ces dernières menaient 14-8.

    Au retour des vestiaires, les Roumaines prenaient le large (+5, 40e) en profitant des infériorités numériques (cinq françaises expulsées en 30 minutes !). Ce n’est pas mieux en attaque. Les Bleues expédiaient le ballon sans envie et sans précision sur une gardienne roumaine Guidou en réussite. Temps mort demandé. La réaction d’Olivier Krumbholz est dure, violente même : « Il faut se foutre le cul parterre (silence). Là, vous tombez dans l’indigne. »

    La réaction d’orgueil était immédiate. Les Françaises recollaient à un but (24-25) avant que Valérie Nicolas réalise un arrêt décisif (57e). Dans la foulée, les Bleues égalisaient 26-26. Nouvelle prolongation. Là encore, les Françaises faisaient tout à l’envers avec deux infériorités numériques dans les cinq premières minutes. Menées de trois buts (31-28), les Françaises revenaient dans le sillage d’une Nicolas, impériale dans ses buts en un contre un face aux ailières roumaines (68e et 69e). 

    31-31 et deuxième prolongation ! Les filles d’Olivier Krumbholz trouvaient des ressources insoupçonnées pour défendre. Et vu que Nicolas stoppait toujours presque tout, les Bleues passait en tête à la pause 33-32. La fin de match était à leur avantage : Paule Baudoin donnait un double avantage décisif (75e et 79e). Une victoire méritée 36-34 et importante pour le moral après la défaite traumatisante contre la Russie (32-31 après deux prolongations). "En première mi-temps, c’était dur de se mettre en route. Mais on a réussi à prendre du plaisir dans les derniers moments", a conclu Pecqueux-Rolland. Elles joueront la Chine pour une nouvelle revanche.

    Réactions d'après match contre la Russie (filles)


    Raphaëlle Tervel (ailière de l’équipe de France) : "C’est dégueulasse. On s’est fait voler le match. On n’a rien à se reprocher, on a tout donné, on est allé au-delà de nos limites. Quand on voit qu’on perd à cause des arbitres, parce que là, franchement, c’est pas à cause de nous. Je n’ai pas l’habitude de dire ça mais là, c’était trop flagrant. Je ne sais pas comment à ce niveau-là on peut accepter des choses comme ça".

    Olivier Krumbholz (entraîneur de l’équipe de France) : "Elles ont été extraordinaires. Je suis très fier de l’équipe. Ca peut paraître bizarre, mais il y a quand même un grand sentiment de satisfaction. Le match c’était le sport, les Russes c’était le sport, les Françaises c’était le sport, mais l’arbitrage ce n’était pas le sport. Elles ont élevé leur niveau de manière fantastique. On leur avait demandé d’être braves, d’être grandes, elles l’ont fait. On a eu une bonne discussion après le match raté contre la Chine. Elles ont enfin livré ce qu’elles avaient sur le coeur. Elles se sont dit que parfois elles ne faisaient pas vraiment ce qu’il faut pour avoir une grande équipe et un grand mental. En 48 heures elles se sont mises en ordre de bataille. On a fait front, c’était Fort Alamo, c’était fantastique. On peut toujours regretter les deux contre-attaques (en prolongation, ndlr), mais les Russes ont manqué des choses aussi. Il aurait fallu finir dans le temps réglementaire mais elles ont été héroïques en prolongation. On a réussi à tirer le maximum de l’équipe. On savait qu’il faudrait de la réussite pour aller en demi-finale, on n’en a pas eu. On avait prévu de jouer haut en défense pour les prendre à la gorge et en attaque, au contraire, de poser notre jeu et d’être calme."
      
    Stéphanie Cano (capitaine française) : "On est satisfaite de ne pas avoir déjoué comme on l’a fait dernièrement. On est déçu forcément. On a eu les ballons à la fin (pour gagner). On ne peut pas en vouloir aux dernières qui tirent, c’est le jeu. A ce niveau-là, ça se joue à rien. Je suis quand même fière de ce qu’on a fait. Il y avait de quoi siffler un penalty ou deux en plus. C’est dommage, mais je ne pense pas que ce soit la faute de l’arbitrage. On avait prévu d’être nous-mêmes et de jouer au handball. Il était interdit de rester prostré et de ne pas jouer. On voulait jouer, s’engager et ne pas se regarder le nombril. On a tenu longtemps. C’est une compétition qui ne nous a jamais réussi. Je souhaite bien du courage aux filles pour la suite pour essayer de trouver le fil."
      
    Sophie Herbrecht (joueuse de l’équipe de France)) : "On avait tout ce qu’il faut sauf le petit coup de pouce, le petit coup de magie qui nous aurait fait passer de l’autre côté."

    Valérie Nicolas (joueuse de l’équipe de France) : "Je suis écoeurée. Face à une équipe championne du monde, il faut tout donner, tout sortir. Aujourd’hui on l’a fait mais les arbitres (...) ont fait basculer le match du côté des Russes. J’ai les boules du scénario. J’ai vraiment les boules parce qu’on était présentes, toutes. Personne n’a lâché, tout le monde s’est battu. Et puis, là, tu viens mourir comme ça. J’ai grave les boules. La Russie, on l’avait dit, on est capables de la battre une fois sur dix. Aujourd’hui, je pense qu’on était au-dessus."

    Les Bleues là pour les Bleus

    Malgré l'abyssale déception du quart perdu face aux Russes, les Tricolores et le staff ont assisté au match des garçons face aux Russes. Et donc à la revanche d'il y a quatre ans. Et de la veille...

    Il y aura quelques sourires sur les visages. Des traits tirés aussi. Fatigués, sans doute, d'avoir repasser ces fichues dix dernières minutes dans la tête. Mais les Françaises étaient bien là pour taper des mains aux côtés de nageurs de l'équipe de France, de Christine Arron, Tony Estanguet et les compagnes des joueurs. L'occasion, peut-être, de retrouver quelques couleurs. Avant le match de jeudi face à la Roumanie pour définir le classement final des JO.
     
     
    August 20

    France-Croatie et Islande-Espagne

    Pas de champions du monde, ni de champions d'Europe. Les champions olympiques en titre sera bien en demie pour défendre leur couronne. Et les Islandais sont la bonne suprise de ce dernier carré.

    Résultats des quarts

    France - Russie : 27-24 (13-10)
    Islande - Pologne : 32-30 (19-14)
    Croatie - Danemark : 26-24 (14-12)
    Corée du Sud - Espagne : 24-29 (13-14)

    Les affiches des demi-finales (jeudi)

    18 heures (12h en france)
    France - Croatie
    20h15 (14h15 en France)
    Islande - Espagne

    La réclamation rejetée pour les filles...

    La demande de la FFHB n'a pas abouti. Les Françaises joueront les matches de classement de 5 à 8 dès jeudi.

    la réclamation déposée mardi soir au terme du quart de finale perdu par la France face aux Russes a été rejtée par la Fédération internationale de handball. Le match ne sera pas rejoué, comme attendu. « On a pioché dans la vidéo, j'ai été jusqu'au bout du règlement. A part le fait qu'ils ont mis deux filles (la paire chinoise) qui étaient incompétentes à ce niveau-là, on n'a rien à quoi s'accrocher», a ainsi expliqué Philippe Bana.
     
     

    A deux pas de l'Or

    Ils le craignaient comme la peste ce quart de finale qui les avait vus vaciller à Athènes, et à Sydney. Mais les Bleus ont fait le travail pour s'offir une demi-finale qui leur échappait depuis Atlanta. Plus que deux matches pour que le handball français décroche une deuxième médaille olympique. Que l'on espère du plus beaux des métals.

    Pas de gigantesques effusions. Pas d'excès, pas d'euphorie. Bien sûr, ils se sont serrés dans les bras. Dans ceux de Jérôme. Oui, ils ont souri. Soulagés, sûrement, d'avoir franchi ce cap faditique des quarts de finale. Mais les visages sont restés concentrés. déjà, les esprits tournés vers la suite. "Maintenant, il reste deux matches à jouer pour la médaille. A nous de poursuivre l'effort". Le message est clair : ne pas perdre de vu que la victoire face aux Russes n'est pas une fin en soi. "Il ne faut pas qu'on ait l'impression d'avoir fini la compétition aujourd'hui", averti Claude Onesta.

    Reste que les Français ont prouvé - si c'était nécessaire - qu'ils étaient habités par la détermination. Que chaque bataille qu'ils livreraient serait la plus engagée, la plus âpre possible.

    "Une alarme dans la tête"
    Quand les Russes ont commencé à grapiller, peu à peu, leur retard, personne ne s'est affolé. "Je crois qu'à cet instant de la rencontre, chacun a une petite alarme qui s'est mise à sonner "Non, pas comme à Athènes". Alors, la défense s'est ressérée, et devant, on a mis les buts qu'il fallait", résume Betrand Gille. "Vous savez, ce match de 2004, on l'avait tous dans un coin de la tête. Et on ne voulait vraiment pas revivre la même chose. On voulait battre les Russes". Et, cette fois, ce sont les hommes de Maksimov qui ont quitté l'arène têtes basses.

    "Maintenant, tout le monde sait définitivement que nous sommes présents. Il y a quatre équipes, pour quatre médailles, annonce Bobo. Et je vous laisse deviner de quel métal nous voulons la nôtre".

    FRANCE - RUSSIE:27-24 (13-10)

    August 19

    Les affiches des demi-finales féminines

    Norvège, Corée du Sud, Hongrie et donc Russie. Voilà les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales, qui se joueront jeudi.

    Le programme :
    18 heures : Norvège - Corée du Sud
    20h15 : Hongrie - Russie

    Les Françaises, elles, retrouveront la Roumanie pour disputer les places 5 à 8.

    La FFHB dépose réclamation

    La fédération française de handball a déposé deux réclamations après la défaite face à la Russie. Elle a demandé à rejouer le match. Réponse mercredi, avant midi.

    La première réclamation concerne le coup-franc tiré obtenu à la 75ème minute par les Françaises. Alors que les arbitres chinoises, hésitantes - comme tout au long de la partie - tardent à donner le jet de neuf mètres aux Bleues, les Russes font un changement. Irina Poltoratskaya sort et Elena Polenova rentre sur le terrain. Rotation interdite depuis quelques mois.
    La seconde concerne, cette fois, la dernière seconde du match. Et ce coup-franc non donné aux Françaises après une faute sur Véronique Pecqueux-Rolland.
    L'IHF a enregistré la réclamation. La Fédération française connaîtra la décision mercredi avant midi.

    Russie - France : 32-31 après prolongation

    HEROIQUES !!

    Elles sont revenues des enfers pour livrer une des plus belles batailles de leur histoire. Un arbitrage mystérieux et un destin - décidément - contraire ont eu raison des Bleues. Mais les Françaises méritent amplement leur surnom de Femmes de défis.Des larmes, à noyer tout Pékin. A inonder la Chine. Des larmes russes, de joie. Et des larmes bleues. De douleur. D'amertume. De dépit. Parce que les Tricolores, fantômatiques depuis le début de ce tournoi olympique, méritaient mieux que ça. Que cette fin de match au scénario tragique. Et les historiques, les Val, les Véro, les Steph', les Isa méritaient mieux. Oui.

    "On était belles ce soir"
    Sophie Herbrecht est parvenue à souffler quelques mots. Les yeux embués, les lèvres tressaillantes. "On était belles ce soir. Y avait tout, c'était le match qu'on voulait, on l'a eu. Les doubles prolongations, c'est ce qu'on aime. Il y avait tout ce qu'il faut sauf le petit coup de pouce, le petit coup de magie qui nous aurait fait pour une fois passer de l'autre côté."
    Oui, les Bleues étaient belles. Elles étaient même bien plus que ça. Des princesses invitées à un bal où on ne les attendaient plus vraiment. Elles ont dansé, enchaîné les pas. Osé, usé leurs corps, jeté leurs tripes sur ce parquet pékinois.

    "Elles ont été extraordinaires de bout en bout", murmure Olivier. Lui qui ne reconnaissait plus ses joueuses depuis une semaine, les a retrouvées. "J'espère que vous serez fiers de nous", implore presque Sophie, dans un nouveau sanglot. Fiers. Oui. Amoureux même. Merci, merci les Bleues.

    RUSSIE - FRANCE : 32-31 a.p. (12-16)(4-4)(4-3)

    August 18

    Des quarts sans l'Allemagne


    France-Russie, Pologne-Islande, Croatie-Danemark et Espagne-Corée du Sud : voilà les quatre quarts de finale qui se joueront mercredi à Pékin. L'Allemagne, championne du monde en titre, s'est faite sortir par les Danois. Comme chez les filles.

    Un coup de tonnerre sur le gymnase du centre olympique sportif. L'Allemagne, engagée dans un match à la vie à la mort avec le Danemark, a vacillé. Avalée par des Scandinaves plus déterminés et poussés par une Hvidt des grands jours. L'invité suprise de ces quarts est donc la Corée du Sud. Qu'on n'attendait pas forcément en deuxième semaine.
    Pour le reste, la logique est respectée. Les prétendants au titre sont tous là. Et se préparent à mener bataille dès mercredi.

    Le programme des quarts (heures française)

    1- France - Russie (6 heures)
    2- Danemark - Pologne (8 heures)
    3- Croatie - Danemark (12 heures)
    4- Corée du Sud - Espagne (14 heures)

    ce sera la Russie

    L'Islande ou la Russie ?

    Les Français connaissent désormais le classement de la poule B. Les Danois ont sorti l'Allemagne du tournoi. L'Islande, troisième, et la Russie, quatrième... La Russie sera l'adversaire des Bleus en quart.
    Premiers de leur poule, les Bleus croiseront avec la Russie en quarts de finale, avec en tête l'envie de prendre leur revanche sur les Jeux 2004. La grosse surprise du jour est venue de l'élimination de l'Allemagne, championne du monde en titre

    Un air de déjà vu...

    Les Bleus sont toujours invaincus dans le tournoi après le nul face à la Pologne (30-30). Il rencontreront donc la Russie en quart. Comme il y a quatre, à Athènes.

    C'était juste une soirée un peu étrange. Un face à face sans saveur. Qui s'est - logiquement - achevé sur un statu quo. Avant le coup d'envoi, Polonais et Français connaissaient leur éventuels futurs adversaires pour le quart. L'Islande pour le second du groupe, la Russie pour le premier. "On ne voulait pas choisir, certifie Claude Oneste. Alors ce match... On a bien vu que les Polonais ont mis autant de coeur à l'ouvrage que nous ce soir."

    "On ne veut pas y penser"
    Aucun des deux collectifs n'a pris de réel risque. L'engagement n'est pas monté très haut dans l'intensité. Non, personne ne voulait choisir. Pour quoi faire après tout. "Quand tu viens chercher l'or, tu dois vaincre n'importe qui", commentait Jackson Richardson. Et Betrand Gille est bien de cet avis. "Peu importe qui on rencontre. On doit gagner. La manière dont la journée s'est déroulée fait qu'on aurait pu choisir notre adversaire en quart. Et c'est vrai que c'était un faux-vrai match. Mais c'est comme ça".

    Reste que le douloureux souvenir d'Athènes - et cette élimination en quart... face à la Russie - navigue encore dans les têtes. "On ne veut pas y penser", assure Nikola Karabatic. " Mais c'est une autre histoire, reprend Onesa. c'était il y a quatre ans, les joueurs ont changé..."
    Une autre histoire. Qui commence mercredi.


    POLOGNE - FRANCE (30 - 30)

    Les huit dans le quart

    La Norvège, la Russie, la Hongrie, la Corée du Sud, la Suède, la Roumanie, la Chine et la France. Voilà les huit équipes qualifiées pour les quarts de final.


    Les affiches des quarts
    Norvège - Suède
    Roumanie - Hongrie
    Chine - Corée
    Russie - France


    En quart quand même

    Sportissimo/Pillaud

    Battues par les Chinoises (18-21), les Bleues - pétrifiées et une fois encore éparpillées - iront malgré tout en quart. Mais c'est l'incompréhension qui régne dans le clan tricolore. Une fois de plus, les visages sont fermées, les têtes basses. Et les mots font défauts pour exliquer, pour dire, même, la profondeur de l'incompréhension."On touche le fond, murmure Stéphanie Cano. Une des rares qui parvient à s'exprimer. Une peur de jouer s'est installée qui gagne à peu près tout le collectif à part les gardiennes".
    Et le problème est bien là. Le nauvrage est collectif.

    A l'exception de Valérie Nicolas - démoniaque dans les buts (27 arrêts) - de Raphaëlle Tervel et Camille Ayglon - volontaires - toutes ont sombré. Prisonnières d'une angoisse qui les poussent indéniablement vers l'échec. "Il y a un virus qui s'est installé et nous n'arrivons pas à dépasser ça. Un moment c'est l'une, ensuite l'autre... " Puis tout le monde.

    Valérie, en vain
    Dépitée, Raphaëlle Tervel nage elle aussi en pleine brouillard. "Je ne sais pas ce qu'il se passe. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai juste pas l'impression que le groupe ait envie d'une médaille. Sinon, il se donnerait les moyens, il s'arracherait...", soupire l'ailière des Bleues. Elle, a essayé. Plusieurs fois. Mais rien à faire. L'équipe de France est restée sans vie. Inerte. Et la Chine bienheureuse, s'est saisie de l'aubaine.

    Sans doute que la meilleure des choses à faire désormais et de tourner cette page douloureuse. Pour se tourner vers la suite de l'aventure. Pour tenter de sortir de ce cercle vicieux et respirer l'air à plein poumons. Pour espérer - peut-être - changer de visage. "De toutes façons, reprend Raph', nous n'avons plus rien à perdre".

    FRANCE - CHINE : 18-21 (10-9)

    August 16

    Du costaud

    Du travail bien fait, une fois de plus. Les Français ont dominé l'Espagne de la tête et des épaules samedi après-midi (28-21). Et l'équipe de France a su s'adapter de façon très efficace à l'absence de Jérôme Fernandez.

    La méthode est payante depuis belle lurette. Et les Français l'ont prouvé une fois de plus face à l'Espagne. En s'appuyant sur une défense ferme, dense, ils ont rapidement plongé les têtes espagnoles à dix mille lieux sous les mers. Mika Guigou, Luc Abalo et Betrand Gille se chargeant de faire défiler les chiffres sur le panneau d'affichage. " C'était encore un adversaire qui demandait beaucoup d'application et d'engagement, expliquait Guillaume Gille. Et, aujourd'hui, nous avons encore été solides dans le secteur défensif ".


    Tout est presque dit. Car les principaux enseignements de ce match - hormis le fait que les Experts sont toujours en course pour conserver la première place du groupe - sont d'une part que l'absence de Jérôme Fernandez au poste d'arrière droit a été corrigée du mieux possible et que les Français sont capables de réaliser deux bonnes performances d'affilée. " C'est important de constater qu'on peut enchaîner deux matches face à de grandes équipes , confie Thierry Omeyer. On avait aussi à coeur de bien faire. Parce que la blessure de Jérôme a été un moment difficile. Tout le monde se défonce aussi pour lui. Et c'est bien qu'il reste avec nous, parce qu'il est important dans le groupe ".

    Pour le remplacer sur le terrain, Cédric Burdet, d'abord, a rempli son rôle, tant devant que derrière. Puis Guillaume Gille a pris le relais, réalisant plusieurs incursions en deuxième pivot " Je fais partie du panel de solutions quand il faut dépanner sur le poste d'arrière droit , reprend Gino. La rentrée en deuxième pivot est une autre alternative qui permet d'ouvrir les espaces pour les arrières latéraux. Ca a également bien fonctionné aujourd'hui. "

    La seule chose que l'on puisse reprocher aux Français - s'ils fallait chercher la petite bête - ce sont quelques égarements au tir et quelques gestes précipités deçi-delà. Pour le reste, tout est paré pour la suite. Vivement qu'elle arrive...

    FRANCE - ESPAGNE : 28-21 (16-10)