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Verneuil Handball Club

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August 21

Les Françaises au bout du suspense

Les Bleues ont battu la Roumanie 36-34 après une nouvelle double prolongation. Elles affronteront la Chine pour la cinquième place des JO.

Décidément, ces filles là n’aiment pas la facilité. Même quand il n’y a plus d’enjeu ou presque. "C’était très dur aujourd’hui même s’il n’y avait pas d’enjeu, reconnu Véronique Pecqueux-Rolland. L’enjeu, c’était d’être déterminées toutes ensemble. Toutes les filles étaient dedans. ça fait plaisir

Face à des Roumaines qui les avaient battu 34-26 en match de poule, les Françaises démarraient tambour battant pour une avance de quatre buts (5-1, 8e). On pensait alors assister à une balade. Mais, les Bleues tombaient dans leurs travers offensifs et défenses. Trop de fautes et d’imprécisions. Du coup, les Roumaines revenaient dans le match pour passer devant à la mi-temps (13-12). Comme un mauvais souvenir car, lors du dernier Mondial organisé en France, en décembre, ces mêmes Roumaines avaient éliminé les Françaises en quarts de finale alors que ces dernières menaient 14-8.

Au retour des vestiaires, les Roumaines prenaient le large (+5, 40e) en profitant des infériorités numériques (cinq françaises expulsées en 30 minutes !). Ce n’est pas mieux en attaque. Les Bleues expédiaient le ballon sans envie et sans précision sur une gardienne roumaine Guidou en réussite. Temps mort demandé. La réaction d’Olivier Krumbholz est dure, violente même : « Il faut se foutre le cul parterre (silence). Là, vous tombez dans l’indigne. »

La réaction d’orgueil était immédiate. Les Françaises recollaient à un but (24-25) avant que Valérie Nicolas réalise un arrêt décisif (57e). Dans la foulée, les Bleues égalisaient 26-26. Nouvelle prolongation. Là encore, les Françaises faisaient tout à l’envers avec deux infériorités numériques dans les cinq premières minutes. Menées de trois buts (31-28), les Françaises revenaient dans le sillage d’une Nicolas, impériale dans ses buts en un contre un face aux ailières roumaines (68e et 69e). 

31-31 et deuxième prolongation ! Les filles d’Olivier Krumbholz trouvaient des ressources insoupçonnées pour défendre. Et vu que Nicolas stoppait toujours presque tout, les Bleues passait en tête à la pause 33-32. La fin de match était à leur avantage : Paule Baudoin donnait un double avantage décisif (75e et 79e). Une victoire méritée 36-34 et importante pour le moral après la défaite traumatisante contre la Russie (32-31 après deux prolongations). "En première mi-temps, c’était dur de se mettre en route. Mais on a réussi à prendre du plaisir dans les derniers moments", a conclu Pecqueux-Rolland. Elles joueront la Chine pour une nouvelle revanche.

Réactions d'après match contre le Russie (filles)


Raphaëlle Tervel (ailière de l’équipe de France) : "C’est dégueulasse. On s’est fait voler le match. On n’a rien à se reprocher, on a tout donné, on est allé au-delà de nos limites. Quand on voit qu’on perd à cause des arbitres, parce que là, franchement, c’est pas à cause de nous. Je n’ai pas l’habitude de dire ça mais là, c’était trop flagrant. Je ne sais pas comment à ce niveau-là on peut accepter des choses comme ça".

Olivier Krumbholz (entraîneur de l’équipe de France) : "Elles ont été extraordinaires. Je suis très fier de l’équipe. Ca peut paraître bizarre, mais il y a quand même un grand sentiment de satisfaction. Le match c’était le sport, les Russes c’était le sport, les Françaises c’était le sport, mais l’arbitrage ce n’était pas le sport. Elles ont élevé leur niveau de manière fantastique. On leur avait demandé d’être braves, d’être grandes, elles l’ont fait. On a eu une bonne discussion après le match raté contre la Chine. Elles ont enfin livré ce qu’elles avaient sur le coeur. Elles se sont dit que parfois elles ne faisaient pas vraiment ce qu’il faut pour avoir une grande équipe et un grand mental. En 48 heures elles se sont mises en ordre de bataille. On a fait front, c’était Fort Alamo, c’était fantastique. On peut toujours regretter les deux contre-attaques (en prolongation, ndlr), mais les Russes ont manqué des choses aussi. Il aurait fallu finir dans le temps réglementaire mais elles ont été héroïques en prolongation. On a réussi à tirer le maximum de l’équipe. On savait qu’il faudrait de la réussite pour aller en demi-finale, on n’en a pas eu. On avait prévu de jouer haut en défense pour les prendre à la gorge et en attaque, au contraire, de poser notre jeu et d’être calme."
  
Stéphanie Cano (capitaine française) : "On est satisfaite de ne pas avoir déjoué comme on l’a fait dernièrement. On est déçu forcément. On a eu les ballons à la fin (pour gagner). On ne peut pas en vouloir aux dernières qui tirent, c’est le jeu. A ce niveau-là, ça se joue à rien. Je suis quand même fière de ce qu’on a fait. Il y avait de quoi siffler un penalty ou deux en plus. C’est dommage, mais je ne pense pas que ce soit la faute de l’arbitrage. On avait prévu d’être nous-mêmes et de jouer au handball. Il était interdit de rester prostré et de ne pas jouer. On voulait jouer, s’engager et ne pas se regarder le nombril. On a tenu longtemps. C’est une compétition qui ne nous a jamais réussi. Je souhaite bien du courage aux filles pour la suite pour essayer de trouver le fil."
  
Sophie Herbrecht (joueuse de l’équipe de France)) : "On avait tout ce qu’il faut sauf le petit coup de pouce, le petit coup de magie qui nous aurait fait passer de l’autre côté."

Valérie Nicolas (joueuse de l’équipe de France) : "Je suis écoeurée. Face à une équipe championne du monde, il faut tout donner, tout sortir. Aujourd’hui on l’a fait mais les arbitres (...) ont fait basculer le match du côté des Russes. J’ai les boules du scénario. J’ai vraiment les boules parce qu’on était présentes, toutes. Personne n’a lâché, tout le monde s’est battu. Et puis, là, tu viens mourir comme ça. J’ai grave les boules. La Russie, on l’avait dit, on est capables de la battre une fois sur dix. Aujourd’hui, je pense qu’on était au-dessus."

Les Bleues là pour les Bleus

Malgré l'abyssale déception du quart perdu face aux Russes, les Tricolores et le staff ont assisté au match des garçons face aux Russes. Et donc à la revanche d'il y a quatre ans. Et de la veille...

Il y aura quelques sourires sur les visages. Des traits tirés aussi. Fatigués, sans doute, d'avoir repasser ces fichues dix dernières minutes dans la tête. Mais les Françaises étaient bien là pour taper des mains aux côtés de nageurs de l'équipe de France, de Christine Arron, Tony Estanguet et les compagnes des joueurs. L'occasion, peut-être, de retrouver quelques couleurs. Avant le match de jeudi face à la Roumanie pour définir le classement final des JO.
 
 
August 20

France-Croatie et Islande-Espagne

Pas de champions du monde, ni de champions d'Europe. Les champions olympiques en titre sera bien en demie pour défendre leur couronne. Et les Islandais sont la bonne suprise de ce dernier carré.

Résultats des quarts

France - Russie : 27-24 (13-10)
Islande - Pologne : 32-30 (19-14)
Croatie - Danemark : 26-24 (14-12)
Corée du Sud - Espagne : 24-29 (13-14)

Les affiches des demi-finales (jeudi)

18 heures (12h en france)
France - Croatie
20h15 (14h15 en France)
Islande - Espagne

La réclamation rejetée pour les filles...

La demande de la FFHB n'a pas abouti. Les Françaises joueront les matches de classement de 5 à 8 dès jeudi.

la réclamation déposée mardi soir au terme du quart de finale perdu par la France face aux Russes a été rejtée par la Fédération internationale de handball. Le match ne sera pas rejoué, comme attendu. « On a pioché dans la vidéo, j'ai été jusqu'au bout du règlement. A part le fait qu'ils ont mis deux filles (la paire chinoise) qui étaient incompétentes à ce niveau-là, on n'a rien à quoi s'accrocher», a ainsi expliqué Philippe Bana.
 
 
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